 |
|
 |
Gauguin aux marquises
|
|
Gauguin s’embarque pur les Marquises à bord du navire « La Croix du Sud » le 10 septembre 1901 pour atteindre l’île d’Hiva Oa environ 6 jours plus tard. Par l’entremise des missionnaires, il obtient un terrain à Atuona et construit une maison qu’il baptise « Maison du Jouir ». Loin de Tahiti, les habitants des Marquises vivent sous la domination des missionnaires et des gendarmes qui font la loi.
Les autochtones fréquentent la « Maison du Jouir » et son hôte toujours généreux. Très rapidement, une jeune fille de 14 ans, prénommée Vaeoho s’installe avec Gauguin. Enceinte, elle le quitte et rentre chez ses parents pour accoucher d’une petite fille. Gauguin ne la reverra plus.
Enfin débarrassé des soucis d’argent, il peint avec plaisir. C’est à cette période qu’il réalise « Et de l’or de leurs corps », « Du jeu de Paume » et les deux versions des « Cavaliers sur la plage ».
Mais la brouille est constante avec les missionnaires et les gendarmes. Gauguin a sculpté d’affreuses statuettes dont une représentant l’évêque. Ces « chefs d’œuvre » trônent dans son jardin, provoquant ainsi l’exaspération des victimes. De plus, au grand dame des autorités locales, il prend systématiquement la défense des marquisiens contre ceux qui tentent, non sans mal, d’imposer les lois et décrets édictés par la métropole.
En septembre 1902, Gauguin est à nouveau souffrant. Il écrit beaucoup dont notamment : « Les racontars de Rapin », « Les temps modernes et les christianismes » et « Avant et après ».
Au début de l’année 1903, il finit par provoquer la colère du brigadier. Cette fois ci, c’en est trop. La machine administrative a trouvé le prétexte qu’elle attendait pour l’empêcher de nuire. Gauguin est condamné pour diffamation à 500 francs d’amende et trois mois de prison ferme.
Il prépare son dossier de défense pour faire appel, mais le 8 mai, son voisin Toka le découvre mort, allongé sur le sol de la « Maison du Jouir ». Pour atténuer ses douleurs, Gauguin prenait de la morphine peut être s’agit-il d’un surdosage. Accidentel ou délibéré, le mystère reste entier.
Quelques une de ses oeuvres en Polynésie:
Ia orana Maria 1891

Femmes de Tahiti 1891

Manao tupapau 1892

D'ou venons nous? Qui sommes nous? Ou allons nous? 1897

Femmes tahitiennes 1899

Et l'or de leur corps 1901

Les cavaliers de la plage 1902

|
 |
| > Envoyer cet article à un ami |
|
 |
|