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les marae
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Dans la commune de Paea, PK28.5, le marae Arahurahu nous plonge dans le mystère des coutumes ancestrales de la Polynésie. Ce sanctuaire en plein air où jadis des cérémonies religieuses prenaient place a lui aussi sa légende. On dit qu’un guerrier fût incinéré en ces lieux et que le ari’i, chef suprême de la vallée, déposa ses cendres (arahu) dans ce marae d’où son nom. Au cours de votre visite, peut-être croiserez-vous le tupaupau (le fantôme) de ce guerrier.
Le marae est constitué d’un enclos sacré de forme quadrangulaire dont les murs sont formés de deux parois en pierres ovales et de taille régulière soigneusement alignées. Un amas de cailloux et de terre entre les deux parois donne au sanctuaire son apparence massive. L’intérieur de l’enclos sacré est pavé de pierres plates. L’autel au fond de l’enclos est la partie la plus sacrée et les unu (sculptures en bois) remplacent des pierres dressées qui représentaient les ancêtres.
Il existe en Polynésie, deux catégories de marae. Les marae nationaux qui appartenaient au chef suprême et où avaient lieu les sacrifices humains et les marae ancestraux construits sur les terres des grandes familles ayant des ancêtres en commun. Restauré en 1954, le Marae Arahurahu représente un marae national et possède presque tous les éléments indispensables aux célébrations d’un culte ancien.
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