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| le mythe de la vahine |
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La Vahiné ....Entre rêve et réalité.
Elle est le symbole et l'image la plus fréquente associée au mythe polynésien. Très fortement idéalisée, les écrivains du 18ième siècle s'emparèrent d'elle pour alimenter des récits de voyage dans les mers du sud.
Avant les premières explorations de la Polynesie, les écrivains cherchaient un paradis terrestre, un Eden. En la découvrant, ces îles et surtout la vahiné ont contribué à rendre leurs ouvrages célèbres.
Tour a tour, Cook, Bougainville ... et plus récemment Loti et Gauguin sont tombés sous le charme de la vahiné. Mais trop souvent, les talents des écrivains et surtout leur imagination détournaient de quelque peu la réalité. Ce "cliché" de la vahine fut encore enrichi par les marins, commerçants, fonctionnaires, militaires, enseignants, artistes, touristes qui tour à tour vinrent séjourner dans les îles du Pacifique Sud.
En 2 siècles, on est arrivé à lui donner une image de la femme idéale : lascive, gentille, amoureuse...
Ce mythe demeure encore de nos jours.
Mais si le mythe de la vahiné concernant son comportement reste en partie vrai, il (le mythe) ne décrit malheureusement pas la vie quotidienne de la femme polynésienne ni son rôle dans la société. On oubliait trop souvent de mentionner les tâches quotidiennes qui l'occupait dans la vie courante (pour les femmes de rang inférieur), souvent très difficiles dans les îles éloignées.
Son statut était composé principalement de multiples interdits ou tabou religieux, alimentaires et autres. La femme tahitienne était une femme très occupée, à élever ses enfants, nourrir les animaux domestiques, faire la cuisine....alors que les hommes s'occupaient de travaux plus rude.
En revanche, dans la classe sociale supérieure, la femme pouvait accéder au pouvoir suprême ou aux même droits que les arii masculins.
Mais ce mythe de la vahine nous fascine tellement...
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| Brel aux marquises |
| | En 1975, lors d'une croisière sur son bateau, l'Askoy, Brel et Maddly découvrent les Marquises et s'y installent. Dès lors, ce ne sont que voyages et traversées de l'Atlantique, souvent accompagnés d'une des filles de Jacques, entrecoupés par quelques brefs retours en France. La vie est ailleurs et c'est de l'Archipel d'Hiva Oa que Jacques écrira son dernier album Les Marquises en 1977.
Mais Brel est déjà malade (il a longtemps fumé quatre paquets de cigarettes par jour). Les premiers signes de son cancer apparaissent fin 1974. Alors qu'il enregistre Les Marquises à Paris, il a arrêté de boire et de fumer mais c'est trop tard.
Eté 1978. Brel est au plus mal. Il rentre de force à Paris, se fait opérer, puis soigner dans une clinique de Neuilly-sur-Seine. Mais le mal empire, et le 9 octobre 1978, à trois heures du matin, Jacques Brel succombe à une syncope à l'hôpital de Bobigny.
Il retournera aux Marquises, les îles qu'il aimait passionnément, pour y être enterré, à côté de Paul Gauguin.
Les Marquises
Paroles et Musique: Jacques Brel 1977
Ils parlent de la mort
Comme tu parles d'un fruit
Ils regardent la mer
Comme tu regardes un puit
Les femmes sont lascives
Au soleil redouté
Et s'il n'y a pas d'hiver
Cela n'est pas l'été
La pluie est traversière
Elle bat de grain en grain
Quelques vieux chevaux blancs
Qui fredonnent Gauguin
Et par manque de brise
Le temps s'immobilise
Aux Marquises
Du soir montent des feux
Et des pointes de silence
Qui vont s'élargissant
Et la lune s'avance
Et la mer se déchire
Infiniment brisée
Par des rochers qui prirent
Des prénoms affolés
Et puis plus loin des chiens
Des chants de repentance
Des quelques pas de deux
Et quelques pas de danse
Et la nuit est soumise
Et l'alizé se brise
Aux Marquises
Le rire est dans le cœur
Le mot dans le regard
Le cœur est voyageur
L'avenir est au hasard
Et passent des cocotiers
Qui écrivent des chants d'amour
Que les sœurs d'alentour
Ignorent d'ignorer
Les pirogues s'en vont
Les pirogues s'en viennent
Et mes souvenirs deviennent
Ce que les vieux en font
Veux tu que je dise
Gémir n'est pas de mise
Aux Marquises
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| Gauguin aux marquises |
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Gauguin s’embarque pur les Marquises à bord du navire « La Croix du Sud » le 10 septembre 1901 pour atteindre l’île d’Hiva Oa environ 6 jours plus tard. Par l’entremise des missionnaires, il obtient un terrain à Atuona et construit une maison qu’il baptise « Maison du Jouir ». Loin de Tahiti, les habitants des Marquises vivent sous la domination des missionnaires et des gendarmes qui font la loi.
Les autochtones fréquentent la « Maison du Jouir » et son hôte toujours généreux. Très rapidement, une jeune fille de 14 ans, prénommée Vaeoho s’installe avec Gauguin. Enceinte, elle le quitte et rentre chez ses parents pour accoucher d’une petite fille. Gauguin ne la reverra plus.
Enfin débarrassé des soucis d’argent, il peint avec plaisir. C’est à cette période qu’il réalise « Et de l’or de leurs corps », « Du jeu de Paume » et les deux versions des « Cavaliers sur la plage ».
Mais la brouille est constante avec les missionnaires et les gendarmes. Gauguin a sculpté d’affreuses statuettes dont une représentant l’évêque. Ces « chefs d’œuvre » trônent dans son jardin, provoquant ainsi l’exaspération des victimes. De plus, au grand dame des autorités locales, il prend systématiquement la défense des marquisiens contre ceux qui tentent, non sans mal, d’imposer les lois et décrets édictés par la métropole.
En septembre 1902, Gauguin est à nouveau souffrant. Il écrit beaucoup dont notamment : « Les racontars de Rapin », « Les temps modernes et les christianismes » et « Avant et après ».
Au début de l’année 1903, il finit par provoquer la colère du brigadier. Cette fois ci, c’en est trop. La machine administrative a trouvé le prétexte qu’elle attendait pour l’empêcher de nuire. Gauguin est condamné pour diffamation à 500 francs d’amende et trois mois de prison ferme.
Il prépare son dossier de défense pour faire appel, mais le 8 mai, son voisin Toka le découvre mort, allongé sur le sol de la « Maison du Jouir ». Pour atténuer ses douleurs, Gauguin prenait de la morphine peut être s’agit-il d’un surdosage. Accidentel ou délibéré, le mystère reste entier.
Quelques une de ses oeuvres en Polynésie:
Ia orana Maria 1891

Femmes de Tahiti 1891

Manao tupapau 1892

D'ou venons nous? Qui sommes nous? Ou allons nous? 1897

Femmes tahitiennes 1899

Et l'or de leur corps 1901

Les cavaliers de la plage 1902

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| les marae |
| | Dans la commune de Paea, PK28.5, le marae Arahurahu nous plonge dans le mystère des coutumes ancestrales de la Polynésie. Ce sanctuaire en plein air où jadis des cérémonies religieuses prenaient place a lui aussi sa légende. On dit qu’un guerrier fût incinéré en ces lieux et que le ari’i, chef suprême de la vallée, déposa ses cendres (arahu) dans ce marae d’où son nom. Au cours de votre visite, peut-être croiserez-vous le tupaupau (le fantôme) de ce guerrier.
Le marae est constitué d’un enclos sacré de forme quadrangulaire dont les murs sont formés de deux parois en pierres ovales et de taille régulière soigneusement alignées. Un amas de cailloux et de terre entre les deux parois donne au sanctuaire son apparence massive. L’intérieur de l’enclos sacré est pavé de pierres plates. L’autel au fond de l’enclos est la partie la plus sacrée et les unu (sculptures en bois) remplacent des pierres dressées qui représentaient les ancêtres.
Il existe en Polynésie, deux catégories de marae. Les marae nationaux qui appartenaient au chef suprême et où avaient lieu les sacrifices humains et les marae ancestraux construits sur les terres des grandes familles ayant des ancêtres en commun. Restauré en 1954, le Marae Arahurahu représente un marae national et possède presque tous les éléments indispensables aux célébrations d’un culte ancien.
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| les perles noires |
| | Les perles de Tahiti, sont plus connues sous le nom légendaire de "Perles Noires".
Elles sont natives des îles des Mers du Sud, et plus précisément des lagons de Polynésie Française.
Cette huître perlière "Te Ufi" comme la dénommait une légende polynésienne, fut offerte aux humains par le dieu de la paix et de la fertilité "ORO", qui descendait sur terre, chevauchant l'arc-en-ciel.
On raconte aussi que c'est par amour, pour la belle princesse de l'île de Bora Bora, qu'il lui fit ce présent.
Plus prosaïquement, elle porte le nom scientifique de Pinctada margaritifera, variété cumingui, dont la coquille fut très recherchée au siècle dernier pour la fabrication de boutons en europe.
Cette exploitation donnait lieu alors, à des campagnes de pêche annuelles très intenses dans les lagons des îles Tuamotu et Gambier, 2 des 5 archipels composant la Polynésie Française.
On estimait qu'il fallait ouvrir plus de 15 000 huîtres perlières pour trouver une perle fine.
La perle noire était alors renommée pour sa valeur, due notamment à sa rareté et à son utilisation pour les parures impériales ou royales, ce qui la fit qualifier de "Perle des Reines" et de "Reine des Perles".
La plus connue de ces perles fines, étant la fameuse perle noire "Azra", qui constitue le centre d'un collier qui faisait partie des joyaux de la couronne de Russie.
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| le truck |
| | Le truck est le transport en commun polynésien par excellence. Mis en service en 1935 pour remplacer l’omnibus à cheval, certains se souviennent encore de l’époque où on y jouait du ukulele ce qui plongeait les passagers dans le folklore polynésien juste le temps d’un trajet. Le truck est différent du bus traditionnel dans sa disposition. En effet, les trucks sont constitués de 3 bancs, deux aux extrémités et un central qui sont parallèles à la route. Les passagers sont donc assis face à face et côte à côte. L’esprit de convivialité qui est typique de la Polynésie
L’esprit de convivialité qui est typique de la Polynésie et de ses habitants se retrouve même dans la conception des trucks. L’expérience la plus représentative de ce qui précède serait de prendre le truck Papeete Taravao par la côte Est où cette atmosphère d’antan subsiste. Vers PK13, après l’arrêt traditionnel à la boutique du coin pour permettre aux passagers de faire quelques courses, les langues se délient, l’ambiance est détendue et malgré le panneau « Boire le l’alcool ou fumer est strictement interdit dans le truck » on vous offrira sûrement une Hinano et vous finirez ce voyage au milieu des conversations et des rires, au son des boomblasters qui ont remplacé les ukuleles.
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| le poisson cru au lait de coco |
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LE POISSON CRU
C'est une salade très fraîche composée de poisson découpé en petits cubes et de légumes crus, marinés dans le citron et le lait de coco.
Ingrédients pour 6 personnes :
1kg de thon
2 carottes
2 tomates
8 citrons verts
3 petits oignons verts
1 gousse d'ail
1 petit concombre
1 lait d'une noix de coco râpée.
Coupez le thon en dés. Le rincer à l'eau salée. Laissez tremper 1/2 heure au frigo dans l'eau salée et l'ail écrasé. Râpez les légumes. Égouttez le poisson et laissez "cuire" 5 mn dans le jus de citron. Jetez le jus de citron restant. Ajoutez les légumes, le lait de coco. Salez, poivrez. Bien mélanger, servir très frais. Bon appétit
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| la légende du surf |
| cliquez pour voir la video |  
kealakekua Bay, 1778.
Le capitaine James Cook a 50 ans quand il jette l'ancre de son navire aux Iles Sandwich (Hawaii). Sa troisième expédition au service de la marine royale anglaise a commencé deux ans plus tôt et, sur la route du retour, il mouille dans cette baie de Kealakekua.
L'explorateur reconnaît le même type d'indigènes qu'il avait rencontrés lors de sa seconde expédition dans le Pacifique, aux Iles de la Société (Tahiti). Il remarque qu'eux aussi s'adonnent au plaisir des vagues. Ces Polynésiens des Iles Sandwich ne chevauchent pas la houle seulement en canoé mais aussi sur ces longues planches, taillées selon tout un rituel dans le tronc d'un arbre.
Allongés dessus, ces natifs franchissent la barre d'écume et, avec une adresse inouïe, reviennent sur la rive debout sur leur embarcation. Ils se livrent même, par cette confrontation avec l'océan, à des duels où le meilleur acquiert ainsi un haut rang au sein de la communauté.
Cook découvre ce "He e'nalu" (qu'on peut traduire par: glisser sur la vague et se fondre avec elle) dont la pratique nourrit les légendes traversant, depuis des siècles, l'histoire orale de cette société polynésienne hawaïenne. Ce qui deviendra quelques 150 ans plus tard le plaisir personnel d'individus parsemés dans le monde, est ici un élément constitutif de la vie et de l'organisation de cette communauté insulaire. Une vie que l'Europe des conquêtes, sous couvert d'exploration, compte bien coloniser. Sans doute parce qu"'il voulait trop le bien" de ces indigènes, Cook ne retrouvera jamais la terre maternelle. Ces derniers l'assassinent en 1779.
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| quelques prénoms polynésiens |
| | Les prénoms polynésiens...
Chantant et poétiques, les prénoms polynésiens sont encore très couramment utilisés de nos jours. Utilisez-les à bon escient en sachant que la prononciation polynésienne n'est pas évidente pour tous (au début du moins).
Voici donc la liste non exaustive des prénoms ainsi que leur signification (si indiqué)
La prononciation est indiquée entre parenthèses. La prononciation de la lettre "h" est comme le "h" de "home" en anglais. La lettre "r" est "roulé" comme dans la langue espagnole par exemple.
prénoms masculins:
Heitapu (heïtapou) : Couronne sacrée
Heiarii (heï-ari-i): Couronne du roi
Hiro : Nom d'un dieu polynésien
Maui (maoui) : Nom d'un dieu polynésien
Moana : L'Océan
Ariioehau (ari-i-oé-haou) : toi le roi de nos terres
Vainui (vaïnoui) : Grand être
Heimana (heïmana) : Couronne sacrée (force)
Ruahatu (rouahatou) : Dieu polynésien de l'Océan
Heinere (heïnéré) : petit amour
Vaiarii : eau royale
Prénoms féminins
Poerani (poérani) : Perle du ciel
Poevai (poévaï): Perle d'eau
Hina : déesse polynésienne
Poehere (poéhéré) : Perle d'amour .....
Moana : L'Océan
Poerava (poérava):perle noire
Poeiti (poéiti):Petite perle
Tepoe (tépoé): Perle
Hereiti (héréiti): Petit Amour
Herenui (hérénoui): Grand Amour
Oetehere (oétéhéré) : toi l'Amour
Purotu (pourotou):d'une grande beauté
Roimata (roïmata) : larme
Mahana : Soleil
HINATEA* (hinatéa) : arrière petite-fille blanche admirée des déesses
VAIANA* (vaïana) : eau de la grotte du rocher haut.
Manu (manou) : l'oiseau
Tiare (tiaré) : fleur de tiaré
Hinano : prénom répandu dans le Pacifique (fleur de hinano)
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